January 29, 2012
Les rencontres
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Ça fait longtemps que je n’ai pas écrit, mais à vrai dire depuis que nous avons quitté le Brésil nos temps libres sont forts occupés.
Occupés par quoi me direz-vous ?
Après tout, vu de l’extérieur, où on a l’impression que l’on s’est pris 1 an de vacances, la question est légitime. Mais la réalité c’est qu’il ne s’agit pas d’un an de vacances mais plutôt d’un an de vie en famille 24h/24 et de vie en communauté de voyageurs de manière très fréquente.
Cette réflexion m’est venue à l’esprit lorsque j’ai constaté que ce dernier mois nous n’avons eu que 4 soirées où nous nous sommes retrouvés en famille. En dehors du temps passé en famille, le reste du temps c’est du temps passé avec les Rat y Loup,
la Cagouille en Vadrouille, les Manohe, les Pezeron-Pralas et bien sûr Los Viajeros del Mundo. En réalité ce n’est pas que du temps passé. Ce sont surtout de superbes moments de partage (les aventures, les repas, les devoirs), de complicité (on rentre vite dans l’intimité des familles), d’émotion (on se sent vraiment concerné par ce qui arrivent aux uns et autres, que ce soit un simple voir grand problème mécanique ou un problème de santé), d’exploits (surtout sportifs, il faut dire que j’ai réussie à pécher 3 poissons et à tenir debout sur une planche à voile) que nous vivons. Pensant que les rencontres sont brèves et éphémères, nous allons directement à l’essentiel dans les sujets de conversation. Ce qui nous permet d’apprendre rapidement à se connaître et à s’apprécier ou non.
Au final les rencontres que l’on pensait éphémères s’installent dans la durée. Nous avons déjà effectué plus de 30 jours de bivouacs, randos, apéros, déjeuners, dîners… avec Los Viajeros del Mundo. Et dire qu’au départ on s’était rencontré juste pour récupérer des pièces qu’ils nous ramenaient d’Europe J.
Nous avons passés une dizaine de jours avec les Manohé, avec
la Cagouille en Vadrouille, avec les Rat y Loup et enfin avec les Pezeron Pralas. Peu importe les générations, les activités professionnelles ou non (pour mon cas) des uns et des autres, la buena onda (comme dirait Max) et toujours là.
Alors qu’il y a 4 ans nous sommes arrivés à Bruxelles et avons mis du temps à nous faire quelques amis, ici nous savons aussi bien les parents que les enfants que nous créons des liens solides fondés sur certaines valeurs communes et surtout sur la tolérance des uns et des autres.
Avec toutes ces rencontres que nous faisons, et nous n’aurions probablement pas fait ailleurs, notre voyage n’en est que meilleur.
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October 8, 2011
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Ca y est, on a quitté le Brésil. Le bilan des 2 mois passés dans ce pays-continent est plus que positif. Tout d’abord on ne s’est pas sentis comme des touristes et c’est un peu normal, puisque quel que soit l’endroit où nous allions nous étions hors vacances scolaires. Les plages paradisiaques désertes nous tendaient les bras et ce sans aucun problèmes d’insécurité. L’insécurité et le Brésil, vaste sujet. On nous a tellement mis en garde sur le danger de voyager au Brésil que l’on a bien failli ne pas découvrir ce pays. On aurait pu devenir paranos et de peur de nous faire prendre dans un traquenard :
- ne pas nous rendre chez Gérard qui nous a invités à découvrir sa famille, sa ferme et ses amis,
- ne pas nous laisser guider dans Uberlandia par Lucas le pompiste,
- ne pas passer une semaine chez Téodoro à Curitiba,
- ne pas aller chez Slawomir dans sa maison au bord de la mer…
Pour les amis voyageurs, question budget, on en est à 2000€ par mois sans se priver (quand il y a quelque chose à faire on le fait, et au Brésil il y a beaucoup de chose à faire, mais payantes) en se faisant un resto tous les 2 jours en moyenne. Le Brésil est donc plus cher que les autres pays d’Amérique du Sud, mais ne nous aura pas plombé notre budget voyage. Et puis des pays comme
la Bolivie et le Pérou peuvent largement compenser les dépenses réalisées au Brésil.
Maintenant on est en Uruguay, et bah dis donc on n’est pas déçus. On se demande où se cachent les habitants de ce pays. Ils sont bien quelque part car ils ont une bonne équipe de foot (ils ont battu l’Argentine, c’est dire). On a passé 3 jours dans un grand parc très bien aménagé et gratuit (Parc Santa Teresa avec eau et électricité). C’était le WE, alors il y avait quelques surfeurs mais sinon pas un chat. Juste une otarie que j’ai dérangée lorsque j’ai fait ma course à pied sur une plage déserte de 10 km de long.
Aujourd’hui à Cabo Polonio nous allons voir une colonie de lions de mer. A défaut de rencontrer les habitants de ce petit pays bien tranquille…
PS ci-dessous les trophées de la chasse aux sourires promise dans le post précédent. Il n’y en a pas beaucoup, car en avançant vers le sud les femmes « souriaient » moins…après tout, ce n’est que le début du printemps (25 degrés…)
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September 7, 2011
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Rio, Rio de Janeiro au volant d’Eiffel ! Ouah ! C’est à ce moment là que je me rends compte à quel point notre voyage est surréaliste et à quel point nous avons de la chance de pouvoir le faire. Durant notre passage à Rio je n’aurais de cesse de le répéter à Corina et aux enfants qui au bout d’un moment me diront « oui on sait on n’est pas sourds, on a compris » J Comme quoi, on vit des choses que d’autres ne vivent pas au même moment. En tout cas les enfants ont été impressionnés par la vue de la ville du haut du Pain de Sucre.
A part ça, l’air marin me fait et nous fait du bien. Parfois pour les mêmes raisons, parfois pour d’autres. On adore faire des sploufs, du snorkeling sur des plages paradisiaques mais aussi je me régale à sourire aux brésiliennes qui me sourient de dos. Mon blog étant peu suivi et afin de le rebooster j’ai décidé de faire un peu de marketing en appliquant une recette qui devrait marcher. C’est décidé, je lance un album photo de brésiliennes aux beaux, larges, discrets, tristes et enchantés sourires de dos. Cela me fera des beaux souvenirs de vacances et vous cela vous détendra au bureau.
Bureau, j’ai dit bureau. Ah oui, c’est la rentrée, alors bonne rentrée à tous et travaillez bien. Mais surtout n’oubliez pas les bons moments que vous avez pu passer pendant vos vacances et préparez déjà les suivantes.
Maintenant ce n’est pas tout mais moi aussi j’ai du boulot. Je dois chasser des sourires afin de tenir mes promesses.
Bises
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August 25, 2011
le 23 août 2011
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Cela fait un mois que nous sommes sur la route. Nous avons parcouru le double de km que nous avions prévus (5000) mais cela se justifie par l’étendue du pays qu’est le Brésil. Et puis, finalement ces 5000 km on ne les a pas trop sentis. On les a faits naturellement en profitant à fond des choses à voir sur le chemin, qu’on le veuille ou non. Je dis cela car on a quand même fait le tour des concessionnaires Ford Camions sur notre route suite à un voyant rouge « incident moteur » qui s’affiche maintenant à chaque démarrage depuis 1000 km. Mais un reset et il disparaît jusqu’au prochain démarrage. Je crois que la panne a été identifiée. Il s’agit d’un truc en métal qui est relié au turbo et qui s’est détaché. Du coup on l’a rattaché avec du fil métallique et il ne se détache plus. Le moteur fonctionne bien et il a une bonne reprise. On verra en Argentine pour changer la pièce défectueuse lors de notre 1ère révision. Ici au Brésil, le Ford Transit est bien commercialisé mais sans ordinateur de bord. Il est tout mécanique et le logiciel technique ne détecte pas la panne. Bref, wait and see...
Pour finir sur l’aspect mécanique on est chez les pneumaticiens car l’équilibrage des pneus était très mauvais. On a beaucoup usé l’intérieur des pneus avant. Mais là encore tout va être réparé dans les règles de l‘art chez GOODYEAR CAMIONS et chez un autre petit pneumaticien du coin car il y a un truc (cambrage) que GOODYEAR ne sait pas faire.
En conclusion un Ford Transit peut s’avérer un peu compliqué à gérer au Brésil en cas de très graves problèmes. Que nos proches se rassurent, nos problèmes ne sont pas très graves J
D’ailleurs d’où viennent-ils ces problèmes ? A 90% de malchance cela vient des 600km de pistes que l’on a parcourues et surtout de ma mauvaise gestion de la tôle ondulée sur
la Transpantaneira. Désormais , promis, je roule à 20km/h même s’il fait 45°C et que j’en ai marre !
45°C seulement ? Bah oui, ici c’est l’hiver, BRRR. Blague à part, les 45°C ce n’était que dans le Pantanal Nord. Maintenant on tourne plutôt autour des 33°C. Nos corps sont habitués.
Au vu des kms que nous avons parcourus, petit à petit nous avons dérogé à certaines règles de sécurité. Les enfants viennent s’asseoir devant parfois ou vont dans leur lit pour lire ou dormir, lorsque les routes sont bonnes. Bien sûr on roule tranquille (50km/h de moyenne et maxi 100 km/h rarement). Désormais ils arrivent même à faire leur devoirs sur la route et en sont déjà à leur 5ème semaine du programme scolaire. A ce rythme-là, étant donné qu’ils ne prennent pas de vacances, ils feront 2 ans en 1 ! Ce n’est pas l’objectif, mais ce que l’on souhaite c’est qu’ils gardent un rythme d’1h par jour 7j/7. Bien sûr on déroge à la règle parfois lorsque les activités sont vraiment chouettes et fatigantes.
Un petit mot au passage sur le Brésil et les brésiliens. Beaucoup de voyageurs francophones au long cours évitent cette destination soit à cause de la langue, soit en raison du coût de la vie.
Moi ce que j’en pense c’est que le coût de la vie pour sûr n’est pas celui de
la Bolivie , mais qu’il reste tout de même moins élevé qu’en France et que les produits sont de qualité. Quant à la langue, au bout de quelques semaines on s’y adapte. Les gens sont très sympas et accueillants et font également des efforts pour se faire comprendre. Niveau sécurité il faut rester vigilant et respectez certains basiques et tout se passe bien.
Bref, amis voyageurs au long cours, ne sautez pas cette étape, et venez découvrir cet immense beau pays.
Ce soir nous sommes tous seuls dans un camping à Ouro Preto ( magnifique ville, allez voir sur wikipedia pour les infos). J’en ai profité pour laver Eiffel nickel (yc. le toit). Ca m’a pris 4h et je me suis fait engueler par Corina. Moi je dis que 4h de ménage sur 1 mois ce n’est pas exagéré et que je ne suis pas maniaque !
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August 7, 2011
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3 semaines sont passées et je suis nettement plus détendu. Un rien me satisfait. Je suis content pour des choses simples : nous avons le plein d’essence (pas évident dans le Nord de l’Argentine) et d’eau, le linge sorti de la lavanderia sent le propre. Bref des choses bêtes deviennent des plaisirs alors qu’à la maison on les qualifierait de corvées.
Ce qui est chouette c’est que l’on ne se pose pas trop de questions sur le temps qui passe. On a mis 3 jours à se rendre compte que nous avions changé d’heure. Nous sommes bien à un endroit, eh bien, on y reste…
Et comme je suis bien, et encore plus détendu qu’à la maison, je traîne et discute avec les gens. Peu importe la langue, on arrive à se comprendre.
Du coup, il y a eu cette première belle rencontre au Brésil avec Gérard et Atila qui, après quelques échanges à la station d’essence gérée par Atila, nous ont accueillis chaleureusement le temps de toute une journée et une nuit. Rien n’était prévu et/ou organisé et tout s’est passé d’une manière si belle et naturelle. De 7h30 à minuit, Gérard, 38 ans (ayant quitté la France à l’âge de 8 ans) a mis de côté son travail pour nous faire découvrir son métier d’agriculteur (façon brésilienne 1000ha et 2 récoltes par an maïs puis soja), sa famille et le mode de vie brésilien. On a vraiment eu beaucoup de chance de se croiser et de pouvoir partager ce moment avec lui, sa famille et Théodore son ami polonais. Bah oui, l’avantage au Brésil c’est que si l’on ne parle pas portugais on peut toujours parler polonais (ils sont partout ceux-là!), et là c’est de nouveau tout un monde d’hospitalité qui s’ouvre à nous. L’inconvénient c’est que le lendemain matin au petit déjeuner à 7h du matin chez Gérard on avait un peu mal au crâne (exceptée Atila qui était déjà au travail).
Maintenant nous sommes à Bonito, aux frontières du « fameux » Pantanal et nous profitons pleinement des infrastructures touristiques (grottes, cascades d’eau turquoise et/ou cristalline, baignade en eaux vives…) sans avoir l’inconvénient des touristes sur place. Et oui, ici les saisons sont inversées mais il n’en demeure pas moins que l’eau est autour de 20°C et qu’il fait quand même beau.
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July 27, 2011
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Ca y est la première semaine est passée avec son lot de stress et de plaisir. C’est qu’il en faut un peu du temps pour s’habituer à la civilisation après ce long mois en mer.
Côté stress : Dès que j’entends le moindre bruit suspect dans le CC je fais taire tout le monde et je regarde Corina en lui disant « Tu entends ce bruit ? C’est quoi ? » Elle n’en sait pas plus que moi et me rétorque « ah non, le CC c’est toi ! » et ce même quand je lui demande de poser une question à un mécanicien. On est mal barré…
Mais heureusement j’improvise et j’ai de la chance.
J’ai déjà réussi à changer 2 fusibles sur le bloc électrique de la cellule. J’avais fait sauter les fusibles en branchant des appareils trop puissants sur le 12V. Cela à l’air simple de changer des fusibles mais quand on me connait ça relève de l’exploit. Ça m’a pris 1h en 2 fois à trouver d’où venait la panne. Il est vrai que j’ai dû lire le manuel technique avant et traduire les intitulés des fusibles écrits en allemand grâce à la DS de Diane. Cela n’a servi à rien car la plupart des intitulés ne correspondaient pas à la réalité.
Je me suis pris deux dos d’âne énormes que je n’avais pas remarqué à temps à 30 km/h et je me suis vraiment fait peur. J’ai passé 1h à nettoyer les trucs mécaniques qui se trouvent sous le chassis car il y avait un autre truc qui gouttait. Mais bon ça n’a plus l’air de goutter. Tant mieux. C’était peut-être de l’eau due à la clim que j’avais branchée ? A l’occasion je montrerai le chassis à un mécanicien. Encore faut-il que je puisse lui parler technique en espagnol J. Du coup en étant sous le chassis j’ai pu constater qu’il était tout marron. Et oui, 270 km de piste dans l’Estero de l’Iberà ça salit. Je le ferai nettoyer après le Pantanal car là aussi la route ne sera pas toute goudronée.
Côté plaisir : La joie de passer du temps avec les enfants et de retrouver un peu de chaleur féminine. On est 24h/24 ensemble, alors il va falloir prendre des mesures et se ménager des temps de solitude et de repos. Hier on a briefé les enfants sur le fait que les cris dans 10 m2 c’est fini. Papa à mal à une de ses oreilles.
Mes temps de solitude vont être comblés par la course à pied. Pour l’instant 12km dans le parc El Palmar (marécages et palmiers) et 12km à Colonia Carlos Pellegrini – Esteros del Iberà (magnifique couché de soleil, chevaux en liberté le long de la piste, et chiens venus de on ne sait où).
Ce soir, ça a été cache-cache géant dans les ruines des Missionnes de Trinidad au Paraguay avec le chien du gardien, puis resto avec Pipi le chien de la proprio (la preuve en image).
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July 26, 2011
La fin de la traversée
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Depuis le 1er juillet j’ai arrêté de tenir mon journal de bord. Je suis définitivement devenu trop faignant. Cela va être dur de se réadapter au rythme de la terre ferme. Le temps et de plus en long et l’absence de ma petite famille me pèse de plus en plus. Du coup je comble ce vide en me liant de plus en plus à l’équipage et on rigole bien. Comme quoi la nature a horreur du vide. Ce qui est agaçant c’est que chaque fois que je me dis « cool, on arrive à la date X » et bien le bateau s’arrête plusieurs jours avant de pouvoir entrer dans le port. Résultats 10 jours de retard. Et à qui doit-on ce retard ? Eh bien tout simplement au régime de travail français puisque les dockers du Havre qui se sont occupés de nous ne travaillent pas jours et nuit contrairement à ceux des autres ports par lesquels nous sommes passés. Bref 1 jour férié + du retard d’1 jours pour embarquer les 700 Peugeot 3008, et nous voilà partis avec 2 jours de retards. Ces 2 jours vont nous décaler nos entrées aux ports tout au long du voyage. YOUPI. Voilà comment 2 jours se transforment en 10 jours : «c’est l’effet papillon… » comme dit la chanson.
Quoiqu’il en soit je suis bien arrivé le 17 juillet au port de Buenos Aires, le cœur ému de voir derrière les barrières Corina, Andréas et Diane me faire de grands signes et pousser des cris, mais aussi le cœur triste de quitter « mon » équipage.
Lorsque j’ai posé pied à terre et que j’ai retrouvé les miens vous imaginez les retrouvailles. Aujourd’hui je comprends mieux ce que voulais dire Sandrine VH lorsqu’elle dit qu’elle a besoin de sentir ses enfants après une longue absence. Moi aussi et pas que les enfants J
Maintenant au volant d’Eiffel l’aventure va vraiment commencer.
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June 29, 2011
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Voilà 2 semaines que je suis en mer, sur le point de partir de Freetown en Sierra Leone (pourquoi pas Libreville au Gabon ?). Qu’ai-je fait durant tout ce temps?
Tout d’abord j’ai commencé à "disfruter" (il faut bien que je m’habitue à l’expression car c’est ce que l’on va faire les 14 prochains mois) : cure de sommeil, 5 saisons de 12 épisodes en anglais de DEXTER, la série sur CARLOS, quelques films d’horreur et/ou nanars que Corina ne voudra pas regarder avec moi, une leçon d’espagnol par jour, de bons repas à heure fixe (7h30, 11h, 18h - ça ne rigole pas), un peu de ping pong et de skate sur le pont (j’apprends aux indiens) et beaucoup de bavardage avec l’équipage. Celui-ci est à majorité indien, puis italien et enfin il y a un roumain. Le chef cuisinier est italien mais il y a aussi un cuisinier indien. Du coup je demande régulièrement à ce que l’on me serve de la nourriture pour les indiens. C’est génial ! On se croirait au restaurant. Le problème c’est qu’on ne bouge pas beaucoup sur un bateau, alors je risque de grossir et ça ce n’est pas bien.
La vie sur un bateau peut être comparée à celle d’un prisonnier en cellule VIP. Non pas que je l’ai déjà vécu mais avec tous les films de psychopathes que je m’ingurgite je risque de basculer vers la force obscure. J’imagine donc quelles en seraient les conséquences. On se lève, on mange, on fait sa promenade sur le pont en regardant dauphins, poissons volants et tortues, puis on glandouille (lecture, films…) et ainsi de suite. Les journées sont très longues. Ici il n’y a pas une femme. C’est bizarre, pourtant j’avais précisé dans les commentaires au moment de la réservation que j’aimais énormément les pâtes et les filles. Ils n’ont pas tout retenu. Alors que font les garçons quand ils sont entre eux et qu’il n’y a pas de filles ??? Bah ils parlent de filles (pas tous)… Et ça n’arrêtent pas! Certains m’invitent même à boire du vin dans leur cabine (qu’ils cachent dans la climatisation car c’est interdit, seuls les passagers y ont le droit aux repas) et me racontent leurs histoires d’escale que j’écoute avec empathie après 14 jours en mer alors que eux ça fait jusqu’à 8 mois pour certains... Avec d’autres on joue au ping pong en faisant des paris débiles. Je n’ai rien perdu et j’ai gagné un pantalon de cuisinier et 2 tee-shirts.
Voilà pour la description de la vie à bord, mais le plus intéressant c’est tout ce qui peut me passer par la tête. ..Mais ça c’est une autre histoire et je n’ai pas vocation à devenir philosophe. Ce que je peux dire c’est que ça fait du bien de prendre du temps et s’isoler pour réfléchir à sa vie et à ses aspirations (pas trop quand même, car 1 mois de bateau c’est long long long), loin de toutes contraintes et obligations quotidiennes.
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May 5, 2011
Etats d'âme
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Ou en suis-je à 35 jours du départ?
J'ai effectué mes 2 semaines dans la concession de mon cousin en Pologne et maintenant je peux dire que j'ai des notions en mécanique. Ce qui ne veut pas dire que je ferai de la mécanique une fois sur place. A ce sujet il y a 2 jours j'ai demandé à Corina de me donner le manuel de notre porteur Ford. En me l'apportant elle était toute content à l'idée que je fasse un truc dessus. Lorsqu'elle me demanda pourquoi j'en avais besoin je lui répondis: " et bien en fait je ne sais pas comment on ouvre le capot" – ce à quoi elle me répondit : "Catastrophe, t'as pas honte, mais dans quel pétrin je me suis fourrée !"... Moi je dis que chaque voiture a un système d'ouverture différent et que ce n'est pas toujours évident, même si là il fallait juste ouvrir avec la clé.
Je me suis fait enlever les dents de sagesse qui risquaient de sortir quand il ne faut pas.
J'ai fait un premier carton (il en reste au moins 50 autres). Que c'est dur de jeter...surtout les souvenirs d'enfance.
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January 30, 2011
Ca avance, ça avance
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Lentement mais sûrement :
- J'ai appris les verbes "être" et "avoir" en espagnol. Je compte sur mes 4 semaines de bateau pour être autonome en espagnol. Autant si j'ai appris le roumain à l'oreille (sur l'oreiller) je ne pense pas que ce sera le cas pour l'espagnol. Corina risque de ne pas être d'accord.
- Mi-mars, je pars en Pologne travailler 2 semaines dans une concession automobile afin de me familiariser avec la mécanique.
- Les vaccins sont faits (reste plus que la rage et pas que pour les enfants).
- La maison vient d'être mise en vente. Ceci dit, plus j'y pense et plus j'espère qu'on ne la vendra pas mais qu'on la louera meublée. Elle est tellement bien.
- Je n'ai encore lu aucun guide sur l'Amérique du Sud. Je pense que je découvrirai sur place et lirai au fil du temps. Pour ceux qui ne me connaissent pas, j'ai quand même réussi à ne lire qu'un seul livre sur la trentaine suggérée lors de mon 3ème cycle à Science Po. En revanche, j'ai lu http://www.baudchon-baluchon.com (j'ai beaucoup aimé) et là je vais me lancer dans la lecture de http://www.uneetoiledanslecoeur.com
- Je m'amuse à rappeler à Corina dans combien de temps on part. Et là, c'est la panique et elle se met à faire tout un tas de choses. C'est très efficace en termes de management car cela permet de faire faire à l'autre ce que vous ne faites pas vous-même et tout cela sans avoir à le lui demander. En tout cas niveau organisation, elle assure et c'est peut-être pour ça que je suis assez relax. Après tout, pour moi, cela ne me fera qu'une année de plus en vacances avec ma petite famille :) et je me rends compte tous les jours à quel point j'ai de la chance de pouvoir en profiter.
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December 17, 2010
Trucs et astuces camping-cariste
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Bien souvent on a besoin de quelque chose qui se trouve bien entendu tout au fond de la soute. Et là c'est un problème car il faut tout sortir pour y accéder. Moi, j'ai trouvé la solution! Prenez une petite fille de 5 ans et envoyez-là chercher ce dont vous avez besoin. Si jamais cette petite fille grandit, faites-en une autre. NB: ça ne marche pas avec les garçons, trop intéressés ou têtus!
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December 17, 2010
24/11/2010
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Ca y est: j'ai fait ma part de boulot pour notre grand voyage (dixit Corina dans le chapitre "Préparation").
Et bien oui j'ai réservé et payé les billets d'avions pour Corina et les enfants et j'ai booké le bateau Grimaldi pour Eiffel et moi même. Ca a quand même valu une nuit blanche à Corina lorsque je lui ai dit qu'il fallait qu'elle me donne la date exacte du départ qu'elle souhaitait (la mienne étant le 2/06/2011 et le bateau mettant plus ou moins 4 semaines pour arriver à Buenos Aires). Voyant son état de stress au réveil, au final une fois de plus j'ai dû décidé pour toute la famille et ils s'envoleront avec Air France le 03/07/2011.
Faut dire c'était assez facile pour moi qui suis de moins en moins stressé depuis que je joue le rôle de Tony Mitchelli dans la série "Corina est servie". |
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